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Le site du village de Rebourguil en Aveyron
Le site du village de Rebourguil en Aveyron
























  
1900-1901 : Implantation missionnaire en ABYSSINIE Noël 1900 : embarquement à Marseille sur l’ OXUS , avec Mgr JAROSSEAU et deux autres frères ; 5 janvier  1901 : arrivée à DJIBOUTI ;
Ainsi commence une aventure qu’il s’appliquera à découvrir pendant plus de 39 ans…

La  Mission de la première équipe gabriéliste s’étend de Djibouti à Harrar et Addis-Abeba, et à tous les territoires du Sud-Est Ethiopien, peuplé surtout de Gallas .

1901-1905 : Espoirs et épreuves ;
 Djibouti : en compagnie de Frère Caprais : création d’un « Institut Saint Gabriel » ;

Deux classes rassemblent les enfants de la Mission et quelques européens et indigènes ; Terre inhospitalière, décès du frère Caprais,  peu d’élèves assidus.
                                    
  
1894-1900 : Joseph MAUREL entre dans la Famille GABRIELISTE   Juvénat à Poussan  où il s’épanouit spirituellement et continue ses études d’une manière plus assidue ; Noviciat à Mane  lorsqu’il atteint sa 15éme année ; il devient alors Frère ROBERT D’ UZÈS
École Normale à Clavières où il se prépare à devenir  instituteur ;
Opportunité pour lui de partir missionnaire pour créer les Fondations de Djibouti et de Harrar.
  
1éres vacances à Harrar ;
Frère Robert  observe la faune et la flore, en véritable passionné ;
Analyse qu’il reprendra  plus tard aux alentours d’Addis-Abeba, des lacs aux montagnes, ou dans les sites de l’Aouache, où plus de 833 espèces ont été dénombrées, dont 23 n’existent pas en dehors de l’Ethiopie ;

Pêche et chasse font partie du quotidien ;
  
Au  long de ses 35 années d’Ethiopie, il va recueillir une somme de données  géographiques, historiques, scientifiques.

1904 : Hostilités intérieures, jalousies des représentations étrangères entre elles, persécution, mettent à l’épreuve les Frères.
  
1905-1911 : l’Aventure des Concessions ;
La Société Lacarrière, de Paris, obtient, de l’empereur, des Concessions importantes de terrain  dans la région d’Harrar pour y lancer diverses exploitations ;
Deux communautés de frères, avec chacune son Directeur vont prendre deux concessions et créer, dans l’une, une magnanerie, dans l’autre une exploitation agricole ;















Le fléau des fièvres perturbe ces projets, et le Frère Robert, qui a toujours été en dehors de l’aventure des concessions, note que leur échec provenait des dépenses excessives que la Société dut faire pour payer les employés européens et des indigènes trop nombreux.
  
1905-1914 : Sous le patronage de l’Alliance Française.

Ecoles de Djibouti :
Frère Robert revient de France  écœuré des dégâts causés par les lois combistes, fortement anticléricales ;1906 : reste 1 an à Alexandrie au Collège des Jésuites où  il exerce une pédagogie dans la ligne de son tempérament d’éducateur.
A la  rentrée de 1908 :
Frère Robert, le seul à parler arabe, reprend les cours dans les 2 écoles, prises en charge par l’Alliance Française, et ce, jusqu’au départ définitif des Frères ( septembre 1922 ) quand est décidé la laïcisation des écoles.
                        
Ecole franco-éthiopienne d’Addis-Abeba -1907-1936 où réside l’empereur Ménélik ;
La persécution copte contre les catholiques  entraine la Constitution d’un comité de l’Alliance Française ;
Création d’une école et appel à des frères italiens francophones pour faire face aux élèves de plus en plus nombreux ;
Frère Robert, directeur, doit accepter, comme notable de la colonie française, d’être assesseur au tribunal consulaire.

Ecole primaire de Dire Dawa  (1910-1936)  édifiée sur un terrain cédé par le Chemin de Fer.
Ouverture en 1910.
Ecole professionnelle, avec les Frères venant des concessions ;
  
1914-1917 : Soldat et missionnaire.
Mobilisé en 1914, il passe 2 ans en France, dans les Vosges et L’Artois et revient le 31 janvier 1917 

1917-1920 : sécurité de la colonie
Jusqu’à sa démobilisation, en août 1920, le lieutenant Maurel est à la tête d’une compagnie somalie qui veille à la sécurité.
Il devient Procureur de la République et doit constituer des dossiers en vue du Conseil de guerre ;
Durant cette même époque, il est désigné Commissaire du Gouvernement et Rapporteur devant le Conseil de guerre, pour la durée des hostilités.
  
1920-1926 : retour à Addis-Abeba
Dès janvier 1921 les classes connaissent un essor continu ;










                                                








Frère Robert fait partie des notabilités invités par Son Altesse Impériale et royale TAFFARI et son épouse ;


                                    






















1926 : décoré de la Légion d’Honneur pour ses faits militaires et son action éducatrice ;
  
1926-1936 : le District d’Abyssinie.
Addis-Abeba : L’école franco éthiopienne dirigée par Frère Robert devient renommée.



















Dire Dawa : les deux écoles : Alliance Française et Professionnelle sont appréciées du Négus.

Harrar : ouverture de l’école   « Ras Makonnen » 






















Enfants catholiques, coptes, musulmans, de nombreux fils de chefs, et un petit Makonnen figurent sur les listes.

  

Recherches scientifiques du Frère Robert :

Avec les matières scolaires, Frère Robert enseigne la géographie et l’histoire de l’Abyssinie sur lesquelles, depuis 30ans, il a collecté une abondante documentation transcrite dans 4 gros cahiers ; 
Ses études sur « La flore et la Faune d’Ethiopie », en coopération avec M.de Scey-Montbéliard, secrétaire de chancellerie à Addis-Abeba et correspondant de la Société nationale d’acclimatation de Paris , le mettent en relations avec des spécialistes de France et du Mexique et lui valent plusieurs distinctions .

Glas du District d’Abyssinie :

1935 : la guerre italo-éthiopienne est imminente ; Mussolini rêve d’expansion coloniale et a des vues sur l’Abyssinie ;
Les Frères italiens quittent le pays ;
Le Frère Robert constate que la pancarte « Ecole Ras Makonnem » a été remplacée par : Scuola Vittorio Emmanuele III .
« Le vaisseau gabrieliste éthiopien va couler ».
Le dernier à le quitter est son capitaine, le Frère Robert d’Uzès, le 3 août 1936, en compagnie du Frère Galmier (Valérien Laugier).

  
1937-1946 : Singapour :
Une autre aventure commence : la Fondation de  la Trade-School de Bukit-Timah ;
Le climat torride et la barrière de la langue, à 56 ans, mettent Frère Robert à rude épreuve ;
Le coup de grâce lui est donné, en 1941, par l’invasion japonaise et la destruction de toute l’œuvre entreprise .

1946-1967 : Institution des Sourds et Aveugles. MARSEILLE ;
Il se consacre à l’enseignement des aveugles pendant 20 ans jusqu’à l’âge de 85 ans.

1967-1976 : A la Peyrouse
La cécité s’ajoutant à la vieillesse, c’est dans les souvenirs d’une vie audacieuse et la présence de ses Frères qu’il trouve son repos.

Il meurt  le 7 avril 1976.
  
NOTES

Les Frères de St Gabriel : congrégation de religieux laïcs née dans l’ouest de la France à Saint Laurent sur Sèvre . Elle remonte à Saint  Louis-Marie de Montfort au début du 18ème siècle. D’abord connue sous le nom de Frères du Saint Esprit, elle s’est appelée au 19ème siècle Frères de Saint Gabriel, du nom du
refondateur, le Père Gabriel Deshayes.


L’Abyssinie : en 1900 ce pays est encore un état féodal, divisé en royaumes que gouvernent des « Ras », plus ou moins indépendants.  Au-dessus d’eux règne un Empereur, le Négus. A la fin du 19ème siècle, l’empereur est Ménélik II.


Taffari : né à Harrar, en 1891, fils du Ras Makonnem (cousin germain et héritier reconnu de Ménélik II) Après avoir reçu une éducation française, il devient Gouverneur Général du Harrar, après la mort de son père (1911) et empereur D’Ethiopie, en 1930, sous son nom de baptême HAILE SELASSIE Ier.
Sauf pendant l’occupation italienne (octobre 1936 à mai 1941) ou il se réfugia à Londres, il régna sur l’Ethiopie indépendante jusqu’à la révolution.jusqu’en Abyssinie.


  
UN CŒUR SIMPLE ET AUDACIEUX  joseph Maurel – du Rev.Fr.Gabriel-Marie
Et avec l’aimable autorisation de Fr Michel Vion, archiviste S.G

Le Chemin de Fer Djibuto-Ethiopien :





















            Le 9 mars 1894, une concession de 99 ans est accordée à Alfred Ilg, ressortissant suisse et conseiller de Ménélik II ; Il crée la « Compagnie Impériale des chemins de Fer Ethiopiens » ;
son but : relier l’Abyssinie à la mer Rouge.
            1902 : le 1er tronçon est achevé au kilomètre 310 qui relie Djibouti à Dire Dawa
La « Compagnie Impériale » fait faillite.
            1908 : le gouvernement impérial doit transférer la concession à une nouvelle société placée sous l’égide de la Banque d’ Indochine, la « Compagnie de Chemin de Fer Franco-Éthiopienne »
            1917 : le 1er train arrive en gare d’Addis Abeba. Ménélik ne verra jamais le train de son vivant. Haïlé Sélassié l’utilisera pour ses parties de chasse .
  
HARRAR
Cité mythique qui évoque, pour les Français le poète Arthur Rimbaud  et aussi Henri de Monfreid ; Harrar est habité par deux ethnies : Amharos, ou Abyssins, et Oromos ou Gallas . Les Abyssins sont schismatiques et ont leurs églises, les Galas sont musulmans et leur mosquée est située près de la Mission.






























Monseigneur JAROSSEAU André
Vendéen, né à St Marc-des-Prés en 1857, missionnaire depuis vingt ans en Abyssinie, il est nommé troisième vicaire apostolique des Gallas, au pays de Ménélik, le roi des rois, en 1900.
Il fonde des écoles catholiques à Addis-Abeba et à Diré-Dawa ;
Son nom est indissociable de celui d’Haïlé Sélassié dont il fut le précepteur ;
Durand la guerre italo-éthiopienne, ne s’éloigne pas de Harrar et se réfugie dans une grotte dont il fait son ermitage, tout le mois d’avril 1936 ; là, il reçoit, console et encourage.


Esquisse du frère Robert :

 
Mon grand oncle

MAUREL   joseph  marius
(1882-1976)
FRÈRE   ROBERT D’UZÈS
en religion

Un grand merci à
Michelle Maurel
 pour cette documentation.

Avec l'accord du frère Michel Vion, archiviste Saint Gabriel.
D'après le Livre de
frère Gabriel Marie :
"Un coeur simple et audacieux"
et
Histoire des frères de
Saint Gabriel de Louis Bauvineau
  
Né à Rebourguil  en 1882 , fils de  Jean-Pierre MAUREL  (1837-1889) et de  Marie   ANGLADE (1854 – 1934)
Vit dans son village jusqu’à l’âge de 12 ans , partageant son temps entre l’école, dirigée par Mr CLAUZY  et la garde des troupeaux.
En haut de gauche à droite : Maurel Marius Louis
(1888-1950)  Bernad Julie Albanie (1887-1977)
Ce texte est inspiré et de nombreux paragraphes repris de deux livres publiés par les Frères de Saint Gabriel : HISTOIRE DES FRÈRES DE SAINT GABRIEL  de Louis Bauvineau